Mémoires et ressources


tesi_09

L’IMPACT DU WARRANTAGE:TENTATIVE D’EVALUATION SUR LE BIEN-ETRE SOCIOECONOMIQUE DES MENAGES BENEFICIAIRES DES PROVINCES DU TUY ET IOBA, AU BURKINA FASO.

Auteur:
Laura Pala

Résumé
La présente étude se propose de se pencher sur l’expérience du warrantage menée par la Coopérative de Prestation de Services Agricoles (COPSA-C) dans le Sud Ouest du Burkina Faso. Egalement connue sous le nom de « Coobsa » – qui signifie « cultiver est mieux » en langue Dagara –, la COPSA-C est une coopérative active dans les Provinces du Tuy et du Ioba, et qui compte aujourd’hui plus de 2.500 membres. Créée en 2009, la coopérative se donne comme principales missions d’offrir des services agricoles adaptés aux besoins de ses membres (approvisionnement en intrants, encadrement technique, commercialisation de la production, warrantage, etc.), d’améliorer les conditions économiques et la sécurité alimentaire des membres, ainsi que de renforcer la structuration et l’organisation des producteurs.
Appuyée par l’ONG italienne CISV – Comunità Impegno Servizio Volontario – la COPSA-C s’est lancée en 2007 dans la mise en oeuvre d’un programme de warrantage. Dans le cadre de ce nouveau volet, la CISV a joué un important rôle aux premiers stades de son développement, en accompagnant et en suivant les différentes phases de mise en oeuvre du mécanisme dans la région. Après un fort investissement au cours des deux premières campagnes agricoles, la CISV s’est progressivement désengagée, afin de laisser entièrement place à la COPSA-C. Depuis 2009, la coopérative gère le warrantage de manière autonome en partenariat avec l’URCPSO (Union Régionale des Caisses Populaires du Sud-Ouest). Lors de la campagne 2010-2011, le montant total de crédits warrantés octroyés par l’URCPSO dans la zone s’élevait à 21.709.760 francs CFA, soit un peu plus de 33.000 euros.
L’étude de l’expérience du warrantage conduite par la COPSA-C s’inscrit dans le cadre de l’Action menée conjointement par la COPSA-C, la CISV, la Coopération Suisse et la FAO Niger, et qui vise à promouvoir le warrantage comme instrument de lutte contre l’insécurité alimentaire en zone rurale, en garantissant l’accessibilité de ce mécanisme aux plus démunis. Cet objectif s’est concrètement traduit par la mise en oeuvre du projet de « Mise en place d’un centre d’info-formation sur le warrantage dans le Sud Ouest du Burkina Faso », qui vise à favoriser l’échange d’expériences et la mise en commun des bonnes pratiques en matière de warrantage, et dont la présente étude se veut être une contribution.

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tesi_08

IMPACT DE L’OPERATION PETIT ELEVAGE DANS LA REDUCTION DE LA VULNERABILITE DES FEMMES ET DES JEUNES DES GRAPPES DE BATATA ET DE DAN SAGA DANS LE CADRE DU PPILDA.

Auteur
MAMADOU TRAORE Harouna

Résumé
Au Niger, l’agriculture est pratiquée par 83% de la population en milieu rural. Elle est confrontée à des problèmes dont l’irrégularité des pluies, les sécheresses, la pauvreté des sols et les invasions acridiennes. Cette situation beaucoup plus préoccupante au niveau de la région de Maradi en général et la zone d’intervention du Projet en particulier, entraîne des fréquents déficits agricoles, plaçant ainsi les ménages dans une situation d’insécurité alimentaire et donc de vulnérabilité.
Les populations ne restent pas les mains croisées face à cette contrainte, elles adoptent le plus souvent des stratégies soit d’urgence soit préventive et cela en fonction des catégories sociales. Le recours à l’élevage constitue de plus en plus le palliatif sur lequel elles se déploient pour faire face aux crises. C’est pourquoi le Projet de Promotion de l’Initiative Locale pour le Développement à Aguié (PPILDA)/Niger a jugé pertinent d’appuyer ses groupes cibles (femmes et jeunes) de sa zone d’intervention à acquérir des chèvres de reproduction et des moutons d’embouche pour améliorer leurs conditions de vie et répondre aux demandes exprimées dans les plans d’actions villageois et inter villageois. Le présent travail portant sur « l’impact du petit élevage dans la réduction de la
vulnérabilité des femmes et des jeunes des grappes de Dan Saga et Batata dans le cadre du PPILDA » vise ainsi à déterminer et à apprécier la contribution de cette opération dans la réduction de la vulnérabilité des femmes et des jeunes de ces grappes. Les éléments qui ressortent des enquêtes réalisées dans ce cadre ont permis de relever que l’opération a effectivement engendré des revenus non négligeables aux bénéficiaires ; ce qui a permis d’améliorer leur situation de vulnérabilité surtout à l’insécurité alimentaire. D’autres avantages en termes notamment d’augmentation de la
production agricole à travers la valorisation du fumier dans les champs ont été également cités parmi les effets et impacts qui découlent de cette opération.

Mots clés: grappe, effet, impact, revenu, opération petit élevage

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tesi_07

CONTRIBUTION A L’ANALYSE DES STRATEGIES D’AUTOFINANCEMENT DE LA FEDERATION DES COOPERATIVES MARAICHERES DU NIGER (FCMN-NIYA)

Auteur
MAKAYABA Mabadjema

Résumé
Au Niger, l’importance des organisations paysannes (OP) a beaucoup accru avec la loi coopérative de 1996, régissant le système coopératif qui a facilité leur émergence et leur développement. Nées dans un contexte complexe, caractérisé par le retrait de l’Etat du secteur agricole et la réticence des institutions financières (IF) à les financer, les organisations paysannes rencontrent des difficultés financières majeures. Cette situation causée par les contraintes liées à l’activité agricole elle-même et la méfiance des IF, entraîne une forte dépendance des OP des partenaires financiers extérieurs. C’est dans ce contexte qu’évolue la Fédération des Coopératives Maraîchères du Niger (FCMN-Niya). Créée en 1996, à l’initiative de 11 coopératives maraîchères, la FCMN-Niya est aujourd’hui forte de plus de 140 coopératives et unions de coopératives. Toutefois, à l’instar des autres organisations paysannes du pays, elle se trouve confronté au problème du financement de ses activités. En effet, depuis sa création, elle est à plus de 96%, financée par les partenaires extérieurs. Sa part de participation en fonds propres aux budgets successifs depuis 2008 n’excède guère les 3%. Cette situation entraîne bien sûr des difficultés de fonctionnement au niveau de la FCMN-Niya et pose la question cruciale de l’indépendance et de la viabilité même de la structure.
Consciente de cette situation et soucieuse d’inverser la tendance, la FCMN-Niya a entrepris depuis quelques années des initiatives en vue d’amorcer son autonomisation financière. Il s’agit d’expériences innovantes telles que la commande groupée des intrants, la création d’un centre de commercialisation des fruits et légumes, la production des semences d’oignon et le système de mise en marché collectives de l’oignon. Bien que ces actions disposent d’un potentiel réel, capables de renforcer la capacité d’autofinancement de la FCMN et ses coopératives et unions de coopératives membres, elles constituent des compléments de sources de financement au système classique des cotisations ordinaires, des frais d’adhésion et des cotisations spéciales. Les résultats de ces expériences ont été, pour diverses raisons, peu satisfaisants avec même des échecs pour certaines initiatives telles que le système de mise en marché collectif de l’oignon et la maison de commercialisation des fruits et légumes. Pour la FCMN, il était aussi indispensable de trouver, avec les coopératives et unions de coopératives membres des propositions constructives pouvant permettre d’améliorer ces expériences d’autofinancement.
Alors, en partant de l’hypothèse principale que la FCMN-Niya est en mesure d’identifier des stratégies pour accroître sa capacité d’autofinancement et celle de ces coopératives membres, nous avons procédé à la description et à l’analyse de la viabilité des ces expériences afin de nous assurer de leur potentiel générateur de ressources financières importantes, à même de renforcer leur capacité d’autofinancement.
Les résultats de notre étude confirment notre hypothèse de départ. Toutefois, la réalisation de l’ambition innovante d’autonomisation financière de la FCMN-Niya à travers les expériences d’autofinancement entreprises, ne peut se faire qu’en réunissant certaines conditions préalables et indispensables.

Mots clés: organisations paysannes, coopératives maraîchères, production horticole, commande groupée, autofinancement, fonds de roulement, financement.

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tesi_06

CONTRAINTES ET OPPORTUNITES DE CREATION DE VALEUR AJOUTEE DANS LES CHAINES DE TRANSFORMATION DES FRUITS DU KARITE (VITELLARIA PARADOXA) ET DU CAJOU (ANACARDIUM OCCIDENTALE) DANS LE PROVINCES DE LA SISSILI ET DU HOUET AU BURKINA FASO.

Auteur
Régina Kotchofa

Résumé
Les provinces de la Sissili et du Houet figurent parmi les quatre grandes régions (Cascades, Sud-Ouest, Hauts-Bassins et Centre-Ouest) de production d’anacarde au Burkina Faso et les pieds de karité y poussent naturellement. Les fruits sont transformés à plusieurs fins mais des difficultés entravent l’essor de l’activité quand bien même elle connaît des possibilités. La présente étude a été entreprise pour identifier les produits novateurs dérivés des fruits (pulpe et noix) du karité et de l’anacarde qui pourraient exister sur le marché, les contraintes et opportunités qui entrent dans la création de valeur ajoutée. L’enquête a été réalisée dans les communes de Léo et de Bobo-Dioulasso représentant respectivement les provinces de la Sissili et du Houet. Les résultats obtenus montrent des possibilités de création de valeur ajoutée au karité et à l’anacarde.
A Léo, le maillon de la transformation est le moins connu. Les noix de karité y sont transformées en beurre de karité comme partout ailleurs dans les pays africains, et jusqu’au niveau industriel. La pulpe du fruit karité ne subit aucune transformation alimentaire. La quasi-totalité des noix de cajou est par contre commercialisée au niveau national et aux pays frontaliers. Les pommes de cajou sont consommées en jus de pommes et pommes séchées. Comme la pulpe du karité, elles sont aussi consommées par les hommes et les animaux. Elles entrent également dans la composition des fosses fumières destinées à la production de cultures vivrières et maraîchères. Comparativement à cette zone, Bobo-Dioulasso offre plusieurs produits novateurs dérivés des noix de cajou (amandes grillées assaisonnées, combustible), et de la pulpe du cajou et du karité (confitures, glaces, gelées). La production du miel du karité et de l’anacardier crée une plus-value dans la chaîne et procure de gain supplémentaire aux producteurs qui savent l’appréhender. Le miel de ces espèces fruitières est plus vendu à l’état nature et entre parfois dans la préparation culinaire. Du fait de la pollinisation multi fleurs par les abeilles et de la taille des plantations, il est difficile que le miel provienne uniquement du karité ou de l’anacardier. Dans la chaîne de valeur de la transformation des produits du karité et du cajou, hommes et femmes jouent différents rôles. Les femmes sont majoritairement présentes dans le maillon de la transformation. Mais du fait des pesanteurs socioculturelles et économiques, elles n’arrivent pas à aller au-delà de leurs capacités bien que l’activité soit pour elles, une opportunité d’amélioration de leur condition de vie et de celle de leur famille en générale.
La faible transformation de la pulpe du karité et du cajou indique que l’impact sur les revenus sera toujours moins important si des mesures appropriées ne sont pas entreprises pour générer de la valeur ajoutée. Il convient donc de mieux restructurer les liens entre les acteurs de la chaîne, favoriser l’environnement de création de valeur ajoutée, et installer des unités de transformations de la pulpe des fruits karité et cajou.

Mots clés: Karité – Cajou – Fruits – Pulpe – Valeur ajoutée – Burkina Faso.

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tesi_05

ANALYSE DE L’IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE DE L’ENTREPRISE DE SERVICES ET ORGANISATION DES PRODUCTEURS (ESOP) DE LEO SUR LES PRODUCTEURS DE SOJA DE LA PROVINCE DE LA SISSILI

Auteur
Sandrine Audrey ZONGO

Résumé
L’étude a porté sur « l’analyse de l’impact socio- économique de l’ESOP de Léo sur les producteurs de soja dans la province de la Sissili ». L’analyse a permis de caractériser les producteurs et de faire une étude comparative entre les situations des producteurs adhérents à l’ESOP et les producteurs non adhérents. L’étude a révélé que la principale raison d’adhésion à l’ESOP est le mode de paiement, à savoir le paiement du soja au comptant (citée par 70% des producteurs adhérents) ; et que les principales raisons de non adhésion sont le nombre limité de producteurs dans la constitution des groupes par l’ESOP (citée par 33% des producteurs non adhérents) et le fait qu’ils ont été exclus du groupe ou le manque de cohésion interne (citée par 27% des producteurs non adhérents). Le résultat montre également que le taux brut de scolarisation des adhérents est plus élevé que la moyenne de la province en 2011 (76,2%) alors que celui des non adhérents est en dessous de celle-ci. Les producteurs ayant plus d’enfants scolarisés et en âge d’être scolarisés sont en grand nombre des adhérents à l’ESOP. L’analyse de l’ensemble de l’échantillon montre que 2,5% des producteurs avaient commencé la production du soja avant la phase test de l’ESOP (2003) et précisément entre 1985 et 2002, 4,5% des producteurs pendant la phase test de mise en place de l’ESOP (2003) et 93% des producteurs ont débuté la production du soja après la mise en place de l’ESOP (de 2004 à 2012). La superficie totale cultivable des exploitations des producteurs adhérents s’est révélée significativement supérieure à celle des producteurs non adhérents : 12,4 ha en moyenne contre 6,78 ha. De plus, les producteurs adhérents exploitent 54% de la superficie cultivable contre 51% pour les producteurs non adhérents. L’analyse par groupe de producteurs montre une différence de rendement et donne respectivement 774 kg/ha pour les producteurs adhérents et environ 568 kg/ha pour les producteurs non adhérents. Les producteurs adhérents réalisent un revenu net de 61 800 FCFA avec la vente du soja contre 6000 FCFA pour les non adhérents. Ces différents résultats montrent que les producteurs adhérents à l’ESOP rentabilisent mieux leur production de soja que les non adhérents.

Mots clés: ESOP, impact socio-économique, viable

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tesi_04

VALORISATION ECONOMIQUE DES PRODUITS FORESTIERS NON LIGNEUX AU BURKINAFASO, CAS DE PARKIA BIGLOBOSA (NERE)

Auteur
Aïcha TAPSOBA

Résumé
Le Burkina Faso, un pays sahélien à climat tropical sec, a environ 86% de sa population vivant de l’agriculture. Cependant, la détérioration des conditions climatiques est l’un des facteurs qui oriente la population burkinabé vers l’utilisation plus accrue des produits forestiers surtout ceux non ligneux. Longtemps négligés, ces produits forestiers non ligneux contribuent significativement de nos jours au bien-être des populations et à l’économie nationale au Burkina Faso. Tel est le cas du « soumbala » un produit dérivé de Parkia biglobosa. C’est une épice issue de la fermentation des graines. Ce produit se caractérise par une valorisation artisanale avec de faibles rendements économiques. Cette situation est une contrainte à l’émergence d’une «  filière soumbala  » structurée sur des normes de qualité et de respect de l’environnement.
La présente étude analyse les modes de valorisation économique durable du soumbala. Une recherche documentaire et des entretiens avec des personnes ressources ont permis de déceler des défaillances dans l’organisation de l’exploitation de Parkia biglobosa et dans le processus de transformation des graines en soumbala. Ces faiblesses sont entre autres le non-respect des mesures de pérennisation de la ressource et de non prise en compte des normes d’hygiène et de qualité dans l’exploitation de la ressource.
A partir de ces constats, de nouvelles approches d’exploitation ont été analysées. Il s’agit des approches filières, de certification et de conservation. Ces approches sont basées sur le respect des exigences environnementales et sur des critères garantissant la qualité du soumbala.

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tesi_03

UTILISATION DES EQUIPEMENTS POST-RECOLTES POUR LES UNIONS PROVINCIALES DES PROFESSIONNELS AGRICOLES CIBLES DU PROJET RENFORCEMENT DES CAPACITES DE COMMERCIALISATION DE CEREALES ET DE NIEBE DE LA FEPA/B. 

Auteur
CISSE Bakari

Résumé
Au Burkina Faso, les ménages agricoles représentent 81,5% de l’ensemble des ménages du pays selon le recensement général de la population de 2006. Les populations rurales, après avoir enduré d’âpres luttes pour obtenir des récoltes, se retrouvent confrontées aux problèmes de traitement desdites récoltes.
C’est ainsi qu’en 2004, la FEPA/B s’est investie dans un processus d’amélioration des traitements de récolte en dotant les unions d’équipements post-récoltes. Aussi dans le cadre de la mise en oeuvre du PRCC, dix (10) unions ont été dotées d’équipements post-récoltes.
La présente étude focalisée sur deux unions, porte sur « Utilisation des équipements postrécoltes pour les Unions Provinciales des Professionnels Agricoles cibles du Projet Renforcement des Capacités de Commercialisation de céréales et de niébé de la FEPA/B ». Elle vise ainsi à déterminer la contribution de l’utilisation des équipements post-récoltes dans la visibilité des unions provinciales des professionnels agricoles cibles.
Des données collectées sur le terrain, il en résulte que les unions cibles utilisent effectivement les équipements post-récoltes fournis. Cependant certains équipements n’arrivent pas à satisfaire les besoins exprimés tandis que d’autres sont sous utilisés. Les prestations desdits équipements sont facturées, ce qui fait rentrer des fonds au sein des unions. Ces ressources financières mobilisées, gérées par un comité de gestion, sont utilisées dans l’entretien des équipements et épargnées dans le but de renouveler les équipements à leur amortissement.
Les multiples sollicitations des unions, élargissent leurs relations partenariales et font d’elles une référence pour d’autres organisations paysannes et non paysannes. Ce qui traduit l’amélioration de la visibilité des unions.

Mots clés: Union, producteurs, équipements post-récoltes, revenu, visibilité.

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tesi_02

LA PRODUCTION DE L’OIGNON HIVERNAL: QUELLES OPPORTUNITES POUR LES POLES D’ENTREPRISES AGRICOLES DU BURKINA FASO

Auteur
YILI Diane Larissa Nongabamba

Résumé
La filière oignon est porteuse au Burkina mais la chaîne de valeur oignon se caractérise par la concentration de la production et la commercialisation sur une courte période de l’année (la saison sèche froide), le reste de l’année étant une période morte du point de vue production.
Depuis maintenant 3 ans, certains producteurs des Pôles d’Entreprise Agricoles (PEA) oignon Passoré et Korsimoro, avec l’accompagnement de l’IFDC et d’autres partenaires ont testé la nouvelle variété d’oignon hivernal la ‘Préma 178’ introduite au Burkina par la société Burkina Primeur.
Le principal objectif fixé par cette étude était donc d’effectuer une analyse partielle de cette chaîne de valeur afin d’identifier les différents acteurs et leur rôles, les goulots d’étranglements et surtout les opportunités de cette nouvelle variété d’oignon.
A l’issu des entretiens et des enquêtes réalisées avec les acteurs des deux PEA, il ressort que la chaîne de valeur n’est pas encore bien structurée et les producteurs rencontrent des difficultés telles que la non maitrise des itinéraires techniques qui les contraignent à utiliser pour le moment de petites superficies, le problème d’accès à la terre surtout pour les femmes, la mauvaise qualité des intrants et les aléas de la pluie. Malgré ces difficultés et les petites superficies utilisées, la production de l’oignon hivernal dégage un bénéfice moyen de 88555 Fcfa pour 100m2. L’oignon hivernal est donc une opportunité d’augmenter leurs revenus et leur condition de vie.

Mots clés: chaîne de valeur, oignon hivernal, PEA, Préma 178

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tesi_01

IDENTIFICATION DES SYSTEMES DE PRODUCTIONS AGRICOLES INTEGRES EXISTANTS ET PROPOSITIONS DE MEILLEURES PRATIQUES POUR LA COMMUNE DE LOUMBILA

Auteur
Ousséni OUEDRAOGO

Résumé
La production agricole dans la commune rurale de Loumbila revêt une grande importance pour les exploitants. Cependant, cette activité se heurte à certaines difficultés du fait de pratiques peu respectueuses de la santé humaine, animale et de l’environnement. Cette étude a été réalisée dans la localité en vue d’analyser les pratiques agricoles pour proposer de meilleures méthodes en vue d’une meilleure promotion de la sécurité et de la sérénité alimentaires.
Dans la localité, trois types d’exploitations agricoles coexistent. Il s’agit des exploitations du type A (exploitations familiales), du type B (exploitations avec techniques agricoles intensives) et du type C (grandes fermes agro-pastorales). Pour ce faire, une enquête a été effectuée auprès d’un échantillon de 60 exploitations agricoles.
Les résultats ont montré que la production agricole à Loumbila est une activité porteuse. Celle-ci est dominée par la culture maraichère pour 85% et la culture vivrière pour 15%. Les espaces de production agricole utilisés varient d’un type d’exploitation à un autre. Les plus grands espaces exploités se localisent au niveau des types C et B avec respectivement 50,84% et 30,72%. Elle souligne aussi une tendance à l’appropriation de terres qui se dessine dans les exploitations du type C. Toutes les exploitations enquêtées pratiquent l’agriculture et l’élevage. L’élevage est dominé par celui de la volaille, des ovins, des bovins et des porcins. L’étude fait ressortir une faible intégration de l’agriculture-élevage dans les types A et B, tandis qu’il s’observe une intégration moyenne au type C avec combinaison d’arbres dans l’exploitation.
Dans la commune, les pratiques agricoles présentent certains risques pour les exploitants agricoles. La pression foncière engendre l’installation de nouvelles exploitations. Elles s’effectuent généralement au détriment du couvert végétal du fait de l’utilisation des herbicides suivis de brulis. Par ailleurs, les exploitants agricoles connaissent des difficultés dans les dosages et la manipulation des produits qui se font le plus souvent à main nue. Ce qui n’est pas sans conséquences sur les exploitants. Cette étude a révélé également l’utilisation d’engrais chimique sans apport de fumure organique et le rejet des emballages des pesticides dans les retenues d’eau, pourtant utilisées pour la consommation humaine et animale.
Au terme de l’étude, il a été mis en exergue les pratiques agricoles qui coexistent à Loumbila dans les trois types d’exploitations. Elle a, en outre, permis de découvrir les formes d’intégration des exploitations agricoles, leurs niveaux de performances, et de proposer de meilleures pratiques. Cela dans l’optique de parvenir à une agriculture respectueuse de l’environnement, de la santé humaine et animale.

Mots clés: environnement-pesticide- sécurité – souveraineté alimentaire-système de production-pratique agricole-Loumbila-Burkina Faso.

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