IDENTIFICATION DES SYSTEMES DE PRODUCTIONS AGRICOLES INTEGRES EXISTANTS ET PROPOSITIONS DE MEILLEURES PRATIQUES POUR LA COMMUNE DE LOUMBILA



IDENTIFICATION DES SYSTEMES DE PRODUCTIONS AGRICOLES INTEGRES EXISTANTS ET PROPOSITIONS DE MEILLEURES PRATIQUES POUR LA COMMUNE DE LOUMBILA

Auteur
Ousséni OUEDRAOGO

Résumé
La production agricole dans la commune rurale de Loumbila revêt une grande importance pour les exploitants. Cependant, cette activité se heurte à certaines difficultés du fait de pratiques peu respectueuses de la santé humaine, animale et de l’environnement. Cette étude a été réalisée dans la localité en vue d’analyser les pratiques agricoles pour proposer de meilleures méthodes en vue d’une meilleure promotion de la sécurité et de la sérénité alimentaires.
Dans la localité, trois types d’exploitations agricoles coexistent. Il s’agit des exploitations du type A (exploitations familiales), du type B (exploitations avec techniques agricoles intensives) et du type C (grandes fermes agro-pastorales). Pour ce faire, une enquête a été effectuée auprès d’un échantillon de 60 exploitations agricoles.
Les résultats ont montré que la production agricole à Loumbila est une activité porteuse. Celle-ci est dominée par la culture maraichère pour 85% et la culture vivrière pour 15%. Les espaces de production agricole utilisés varient d’un type d’exploitation à un autre. Les plus grands espaces exploités se localisent au niveau des types C et B avec respectivement 50,84% et 30,72%. Elle souligne aussi une tendance à l’appropriation de terres qui se dessine dans les exploitations du type C. Toutes les exploitations enquêtées pratiquent l’agriculture et l’élevage. L’élevage est dominé par celui de la volaille, des ovins, des bovins et des porcins. L’étude fait ressortir une faible intégration de l’agriculture-élevage dans les types A et B, tandis qu’il s’observe une intégration moyenne au type C avec combinaison d’arbres dans l’exploitation.
Dans la commune, les pratiques agricoles présentent certains risques pour les exploitants agricoles. La pression foncière engendre l’installation de nouvelles exploitations. Elles s’effectuent généralement au détriment du couvert végétal du fait de l’utilisation des herbicides suivis de brulis. Par ailleurs, les exploitants agricoles connaissent des difficultés dans les dosages et la manipulation des produits qui se font le plus souvent à main nue. Ce qui n’est pas sans conséquences sur les exploitants. Cette étude a révélé également l’utilisation d’engrais chimique sans apport de fumure organique et le rejet des emballages des pesticides dans les retenues d’eau, pourtant utilisées pour la consommation humaine et animale.
Au terme de l’étude, il a été mis en exergue les pratiques agricoles qui coexistent à Loumbila dans les trois types d’exploitations. Elle a, en outre, permis de découvrir les formes d’intégration des exploitations agricoles, leurs niveaux de performances, et de proposer de meilleures pratiques. Cela dans l’optique de parvenir à une agriculture respectueuse de l’environnement, de la santé humaine et animale.

Mots clés: environnement-pesticide- sécurité – souveraineté alimentaire-système de production-pratique agricole-Loumbila-Burkina Faso.

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